Trois Griffes, Une Patte: La Dystopie c’est reparti

En relisant le premier « Trois Griffes, Une Patte » sur le thème de la Dystopie (ici),  j’ai eu envie de me replonger dans cette littérature et de vous proposer de découvrir ou redécouvrir trois œuvres autour de ce thème.

Simili-love d’Antoine Jaquier: Un hommage à Huxley empreint de modernité

COUV-JAQUIER-Simili-love-PL1SITELorsqu’on pense dystopie, on a souvent comme référence des œuvres assez anciennes et qui, même si certaines restent intemporelles par leur propos, sont marquées dans leur époque. « Simili-love » se situe en France et s’inscrit plus dans l’époque actuelle. On y suit Maxime, écrivain et son histoire avec Jane une androïde avec qui il développe une relation particulière. La vie de Maxime va vite partir en vrille et à travers son regard, on observe une société proche et lointaine. Entre le rapport aux machines, la critique des réseaux sociaux et l’aspect économique, cette dystopie est une belle découverte qui mêle plusieurs thèmes comme l’environnement ou le rapport à l’intelligence artificielle.

Le rapport avec le Meilleur des Mondes?

Le classement des gens, l’idée que chacun a sa place dans une société très codifiée et les sauvages, ce sont des thèmes qui reviennent dans Simili-love et qui m’ont fait pensé à l’oeuvre d’ Huxley.

 

Fahrenheit 451 de Ray Bradbury: l’union harmonieuse de la dystopie et de la poésie

Fahrenheit-451

Allier poésie et dystopie dans un roman, une idée qui peut paraître étrange mais qui pourtant fonctionne à merveille pour une référence en matière de science-fiction. S’il fallait conserver un livre, ça serait sans doute « Fahrenheit 451 » de Bradbury.

On suit l’histoire de Montag, un pompier un peu particulier puisque son rôle n’est pas de sauver des vies mais de brûler des livres. Il va, pendant une nuit particulière, ouvrir un livre qui va changer son rapport aux livres et son rôle mais aussi son rapport à la société dans laquelle il évolue.

Que dire de ce livre qui se lit de manière intemporelle, qui est aussi beau et poétique que cruel et sadique. Le titre qui évoque la température de combustion du papier, est astucieux et l’histoire se lit toute seule. Une référence donc comme 1984 et Le Meilleur des Mondes.

#Bleue de Florence Hinckel : Sans douleur et sans bonheursyros851686-2015.jpg

Imaginez un monde où l’on pourrait s’assurer de ne pas souffrir, un monde où les réseaux sociaux sont devenus très importants, peut-être un peu trop. Dans ce monde, on suit Silas, un jeune homme dont la petite amie va être renversée et qui va devoir passer par la CEDE, une société chargée d’éradiquer les douleurs émotionnelles. Soigner la douleur et l’effacer, est-ce vraiment sain et la solution?

Si ce roman a une empreinte plus adolescente que les deux précédents, il pose plusieurs questions intéressantes sur la douleur et les médias au sens large. Tout comme Simili-love, on retrouve les codes classiques de la dystopie remis au goût du jour avec notamment les réseaux sociaux et la présence très importante de la technologie dans nos vies. Une bonne pioche donc pour un roman un peu plus léger que les précédents.

Conclusion

Les trois dystopies présentées ont un point commun, elles sont beaucoup plus inscrites dans une réalité  qui fleure le numérique et loin de la guerre froide. Si Simili-love et #Bleue sont des romans assez récents, la force de Fahrenheit 451 est sans doute que malgré son ancienneté, il se lit encore aujourd’hui avec ce sentiment étrange d’actualité.

A vos livres, prêt, lisez …

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